Face à la crise de la filière viande, le bien-être animal est devenu un élément de différenciation.Niman Ranch, une marque américaine emblématique de l’élevage durable et naturellement élevé.

Benchmarks et faits marquants Ethique et Responsable Viandes - Poisson - Œufs 08/09/2019

Face aux attaques dont est victime la filière, certains industriels cherchent à se différencier en misant sur l’amélioration de la condition animale.

La marque Niman Ranch  axe toute sa communication sur la durabilité et le bien-être animal

Niman Ranch s’occupe du conditionnement et de la distribution de la viande de bœuf, de porc et d’agneau de plus de trois cents petites exploitations.

Le fabricant soutient l’un des plus grands réseaux d’agriculteurs américains engagés dans la durabilité, comptant plus de 720 familles d’agriculteurs. Ils préservent la terre, les ressources et la viabilité de familles d’agriculteurs indépendants qui s’occupent de leurs animaux en les élevant à l’extérieur ou dans des enclos confortables.

Si une fenêtre transparente laisse apparaitre les produits, tous les autres espaces du packaging sont consacrés aux engagements de la marque en matière de durabilité.

En effet, le packaging offre de la lecture au travers des nombreux messages sur lesquels la marque met l’accent :

  • « family farmers »
  • « sustainable and humane practices »
  • « made from pork with all vegetarian feed »
  • « contains no gluten, nitrates, nitrites, antibiotics, added hormones or animal by-products »
  • « minimally processed »
  • « slowly smoked over real hickory wood ».

Communiquer sur le bien-être animal

Les vidéos d’animaux maltraités déferlent sur les réseaux sociaux ; plus de 700 000 internautes suivent les actions de l’association L214 sur Facebook, sachant que leurs publications atteignent régulièrement les 500 000 vues.

En 2019, une infographie réalisée par l’IFOP révèle que 92 % des Français considèrent le bien-être animal comme important, seuls 41 % des personnes interrogées estimant que la situation est aujourd’hui satisfaisante.

 

Et comme la consommation de viande brute a diminué de 12 % depuis dix ans, selon le Credoc, les industriels voient là une opportunité pour se réinventer.

Ainsi, « la notion de bien-être animal devient une question centrale dans notre filière », reconnaît Gilles Bernat, le responsable de la thématique au sein de la commission enjeux sociétaux de l’Interprofession du bétail et de la viande (Interbev).

Et si les industriels s’engagent progressivement sur cette voie, les distributeurs ont également pris les devants

Un engouement des distributeurs qui s’explique par l’opportunité commerciale que représente le bien-être animal.

Depuis la fin de l’année, certains grands distributeurs se sont emparés du sujet. Casino a lancé le premier label « bien-être animal ». Apposée uniquement sur les volailles, la notation allant de A à D permet aux consommateurs d’en savoir plus sur les conditions d’élevage, de transport, mais aussi d’abattage des animaux.

De son côté, Carrefour a opté pour faire certifier (bureau Veritas) l’ensemble de ses infrastructures pour que soient vérifiées les conditions de travail du personnel et que soit garanti le respect du bien-être animal, du déchargement des bêtes jusqu’au poste d’abattage en passant par les examens ante mortem.

 

Le bien-être animal et la durabilité au sens large deviennent donc des axes forts de différenciation aujourd’hui et peut-être des incontournables demain…

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