Le slash cooking ?A la recherche de découverte, de gain de temps, mais aussi de plaisir et de réassurance, certains consommateurs aiment à quitter leur zone de confort. Le slash cooking illustre ce mouvement mêlant DIY, économie de temps et d'argent et plaisir gustatif...

Pratique et Nomade 08/03/2019

Une cuisine méthodique et réfléchie

Cuisiner une recette, mijotée de préférence, de manière copieuse et ensuite décliner un ou plusieurs ingrédients de cette recette en 2 autres idées de plats pour la semaine, c’est le slash cooking !

Attention cette tendance est pour l’instant réservée à des adeptes de la cuisine, en tout cas elle demande un peu de réflexion, de créativité culinaire…et d’organisation ! La première recette ne doit pas être trop typée afin de pouvoir réaliser les autres.

L’art de réfléchir une recette en pensant aux restes avec tout ce que celà implique !

A la différence du batch cooking, où tous les ingrédients sont épluchés, coupés…pour la semaine, le slash cooking utilise la première recette pour en créer une autre.

Côté praticité les consommateurs misent sur des produits d’assemblage pour recréer les 2 ou 3 plats suivants afin de gagner du temps plutôt que de miser sur des plats tout prêts, dont on ne maîtrise pas les ingrédients.

Côté de gain de temps, les recettes sont pensées en amont, donc les courses sont planifiées et le temps passé en cuisine doit normalement être limité.

Côté économie, le consommateur adepte du DIY mange du « fait-maison », gère ses restes et lutte contre le gaspillage en optimisant au maximum la première recette !

Pour qui ?

D’un point de vue consommateurs

Comme évoqué ci-dessus, un minimum d’organisation est nécessaire pour la pratique du slash cooking ! Et qui dit organisation en cuisine, dit personne qui aime cuisiner ou un minima qui s’y intéresse !

Contrairement à certains clichés, les Millenials, certes très stigmatisés, considèrent l’alimentation comme un vecteur d’identité et de conscience sociale. Leurs choix alimentaires reposent sur le plaisir, la praticité et le bien-être, sachant que la praticité se positionne au cœur de la préparation culinaire : les Millennials aiment ‘assembler’ plutôt que de cuisiner longuement quotidiennement…

Selon une étude, (Etude Les Millennials et l’Alimentation en 2018 : Perception et pratiques, parcours d’achat, opportunités de développement et typologie. Première édition, réalisée par ARCANE Research auprès de 1.101 Millennials entre le 27 août et le 20 septembre 2018), la fréquence des courses est aussi moins élevée que pour leurs aînés, et le slash cooking répond à tous ces critères.

D’un point de vue industriel

Pour les acteurs du marché des kits à cuisiner cherchant à se différencier, des idées de déclinaison de recettes à partir d’un plat mijoté, des propositions d’ingrédients, de qualité biensûr, à assembler pour les réaliser, seraient encore un moyen de gagner de temps et de réduire le temps consacré aux courses et à la réflexion !

Quelques exemples de slash cooking

Slash cooking spaghetti bolognaise / chili / légumes farcis

  • Recette 1 : une sauce bolognaise cuisinée généreusement
  • Recette 2 : ajouter à la sauce bolognaise, une boîte de haricots rouges
  • Recette 3 : utiliser le reste de sauce bolognaise pour farcir des légumes

Slash cooking pot-au-feu / couscous / soupe phở

  • Recette 1 : un pot au feu
  • Recette 2 : utiliser le bouillon pour y cuire les pois chiches et d’autres viandes en y ajoutant les épices couscous
  • Recette 3 : à partir du 1er bouillon de pot au feu, réaliser une soupe aux saveurs asiatiques

Rdv sur le site : agencecru, pour de plus amples informations sur ces 2 recettes

Slash cooking aile de raie pochée sauce mousseline/ parmentier de raie aux pistaches / bouillon asiatique

  • Recette 1 : des ailes de raie pochées, sauce mousseline au yuzu et pomme de terre vapeur.
  • Recette 2 : un parmentier de raie aux éclats de pistaches. Mélanger la raie à la sauce mousseline. Réaliser une purée de pomme de terre en ajoutant les éclats de pistache. Dresser le parmentier !
  • Recette 3 : utiliser le court bouillon de cuisson, y ajouter des pousses de soja, nouilles asiatiques et épices…

 

 

Et si jamais il restait du parmentier, pourquoi ne pas en faire des boulettes à frire !

 

R&D à vous de jouer 😉

 

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